Glossaire mémétique de MemSim

Regroupement des définitions de termes employés.

Adhésion - Aarghs - Contraintes - Coperception - Interface - Lien Social - Lieu - Mème - Modèle - Monde - Picaillon - Potentiel - Représentations - Solution - Solution Logique - Solution Neuronale - Solution Pratique - Solution Symbolique - Terrain Humain - Thème - Variante

 

Aarghs

Unité servant à mesurer le niveau instantané des besoins d’un humain (tous types de besoins confondus).

Ex : un besoin de 12 Aarghs est beaucoup plus pressant qu’un besoin de 5 Aarghs.

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Contraintes

La vie et la reproduction des solutions sont limitées par des contraintes. C’est ce qui fait marcher la sélection. Dans MemSim, ces contraintes s’appliquent lors de la réalisation des potentiels de vie-mort et de ponte et imposent un arbitrage entre des possibilités concurrentes.

Par exemple : un humain peut participer à un nombre limité de solutions pratiques parmi les 8 pour lesquelles il est potentiellement “sollicité” (étape 1.2 de l’algo. Si ce nombre est par exemple limité à 3, des solutions logiques sont générées (étape 4.2 de l’algo). Par effet de retour, du fait de ses choix de participation ou non, il envoie un potentiel vie-mort aux solutions pratiques des 8 cases E coperçues (étape 4.4 de l’algo).

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Coperception

Perception en commun par plusieurs individus d’une même réalité physique.

Le modèle du monde utilisé dans Memesim distingue dans ses représentations des espaces intérieurs et des lieux de coperceptions situés “entre” les personnes.

Le partage d’une perception commune, d’une expérience commune, est indispensable à l’existence des solutions culturelles mémétiquement codées et reproductibles. C’est en fait le lieu de vie des solutions pratiques et symboliques C’est notamment le lieu de l’apprentissage, de l’émotion fondatrice des communautés, de l’acquisition d’une mémoire “objective” basée sur un vécu commun.

La création et le transfert d’éléments culturels, se fait le plus souvent par un tel partage. (language, savoir-faire, théories scientifiques)

Il arrive que cette coperception soit asynchrone, mais elle est généralement simultanée. La coperception asynchrone se fait par le bié de modifications de l’environnement. On appelle cela un support.

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Interface

Memsim doit proposer deux principales fonctions d’interface :

Une fonction de paramétrage des expériences, fortement lié au modèle, avec notamment :

  • le paramétrage avancé du simulateur (ex: types de perceptions, possibilités d’action des habitants, utilisation d’artefacts, etc.)
  • la descritpion des mèmes étudiés
  • la définition d’un vocabulaire spécifique (libellés associés aux mèmes)
  • la définition des conditions initiales

Tout cela à prendre dans le sens de préparation d’une expérience, dans ce labo mémétique.

Une fonction de pilotage comprenant :

  • le lancement et l’interruption des expériences en simulateur
  • le choix des modes de visualisation (spatiale, temporelle, etc.)
  • la conservation des résultats
  • le réglage fin du simulateur (vitesses, tailles, seuils, etc.)

Tout cela à prendre dans le sens d’observation scientifique. C’est le réglage et le choix des instruments de mesures, des représentations...

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Lieu

Les lieux modélisés dans Memsim sont de deux natures différentes, représentés par des cases de différentes couleurs sur le diagramme ci-dessous :

/ 10 20 30 40 50 60 70
A _ _ _ _ _ _ _
B _ o _ o _ o _
C _ _ _ _ _ _ _
D _ o _ :-( + :-) _
E _ _ _ + + _ _
F _ o _ :-P _ o _
G _ _ _ _ _ _ _

Les cases colorées représentent des “lieux internes” qui peuvent être soit vides (personne n’est là) soit assimilées à l’intériorité de l’individu présent (cases I+). Tout ce qui se traite “dans” une case “I+” est un processus intime connu du seul habitant de la case (elles constituent le lieu des solutions de types logique et neuronal).

Les cases blanches représentent des lieux externes ou “lieux de coperception” (cases “E”). Ces cases d’interrelation sociale abritent par définition les solutions (pratiques ou symboliques) pouvant être perçues simultanément (on dit qu’elles sont coperçues) par les habitants immédiatement voisins.

Chaque case de coperception est perceptible par un nombre d’humains compris entre 0 et 4. Chaque case interne occupée donne sur 8 cases de coperception (N, NE, E, SE, S, SW, W, NW).

Question pas triviale : est-ce qu’une case interne inoccupée (I-) fait écran à la coperception ?

Première réponse : oui pour l’instant car si la coperception peut enjamber les espaces intérieurs inoccupés, où s’arrête-t-elle ? Il faut définir une “portée de coperception” et le plus simple dans un premier temps est de fixer celle-ci à une case I immédiatement voisine, en ligne, colonne ou diagonale. — Pascal Jouxtel 29/12/2005 09:10
Deuxième réponse: oui, c’est intéressant. Cela permet d’avoir une définition ouverte sur l’avenir... tout en collant à une première version. Je pense qu’il y a ces cas à évaluer:
* Distance de 1 case.
* Distance de n cases libres avant atténuation. (peut-être une fonction influençant des variables (”force du potentiel” ?) plutôt qu’un seuil ?)
* Même chose, avec possibilité de passer au dessus d’une personne ?
→ Dans tout les cas, pour le présent, cela reste la même chose. — Spinodo - Charles Mougel 29/12/2005 09:23

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Mème

Dans Memsim :

Elément d’information, transmissible d’une solution “mère” vers une solution “fille”, ayant une influence sur la naissance et le fonctionnement de ces solutions.

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Modèle

(tentative)

Memsim est un simulateur d’évolution mémétique. Il met en scène des solutions évoluant en mode darwinien sur terrain constitué de lieux dont certains sont des lieux réels (ou lieux de coperception) alors que d’autres représentent le terrain humain, mobile et capable de décisions autonomes.

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Monde

C’est l’ensemble des lieux accessibles pour des humains, ou des solutions.

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Picaillon

Unité servant à mesurer le niveau instantané des ressources d’un humain (tous types de ressources confondues).

Ex : 12 picaillons de ressource permetent d’acheter beaucoup plus que 5 picaillons.

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Potentiel

C’est une notion un peu bizarre que nous avons introduite par commodité dans l’algo :

Questions :

  • Est-ce que la perception et l’émission de potentiel a un sens, pour des solutions logiques ? → Pas sûr.

[P] Attention, rappelle-toi que la notion de potentiel est un artifice astucieux que nous employons pour résoudre le fait que nous traions en séquentiel des perceptions et des contraintes de partage de ressources qui se passent en réalité de façon simultanée !

Quand on parle d’émission de potentiel, on veut simplement dire

  • qu’une chose qui se passe dans une case I+ aura des conséquences perçues dans les cases E voisines, effets qui ne seront “processés” que plus tard, lors du balayage des cases E, en même temps que les autres effets venus des autres cases I+.
  • ou qu’une chose qui se passe dans une case E aura des conséquences perçues dans les cases I+ voisines, effets qui ne seront “processés” que plus tard, lors du balayage des cases I+, en même temps que les autres effets venus des autres cases E.

Cela n’a donc pour moi pas de raison d’être différent pour les trois types de solutions “non-corporelles”.

Une solution logique se base forcément sur une perception, que celle-ci soit modifiée par un potentiel ou qu’elle soit rigoureusement identique à la perception du tour précédent. Dans ce cas, il faut voir ce qui est le plus simple à traiter, sans avoir à envoyer des “états néant” et des “chèques de zéro centime”.

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Représentations

La réalité des choses étant complexe, on éprouve souvent le besoin de passer par des représentations graphiques, pour mieux exprimer ce sur quoi l’on travail.

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Solution

La solution est l’équivalent, au regard des mèmes, de la créature vivante. C’est elle qui exprime dans le monde sensible les mèmes qui codent pour sa naissance et son fonctionnement. C’est elle qui consomme des ressources et interagit avec les participants humains ainsi qu’avec les autres solutions. C’est donc sur elle (et non directement sur les mèmes) que portent les contraintes de sélection.

Une solution instanciée se déroule dans un lieu et un temps définis. Elle nait, vie et meurt une seule fois. On dit qu’elle “pond” lorsqu’elle laisse dans les lieux ou dans les mémoires des participants des traces suffisantes pour re-générer une autre solution semblable en utilisant les ressources disponibles dans l’environnement.

l’enveloppe mémétique des solutions formant une famille suffisamment ressemblante pour permettre des recombinaisons internes constitue l’équivalent d’une espèce ou solution générique.

Les solutions modélisées dans la première version de Memsim correspondent à trois des 4 grands types délimités par Pascal Jouxtel (symbolique, pratique et logique. Les solutions de type neuronal sont ignorées pour le moment.

Des exemples illustrant ces types de solutions figurent aux entrées correspondantes du glossaire.

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Solution neuronale

Les solutions neuronales sont actives à l’intérieur même du cerveau humain, dans ce qu’il a de plus physique. C’est pourquoi il n’est pas opportun de les modéliser dans un premier temps, car de fait elles le sont déjà à travers les procédures mêmes qui régissent par exemple :

  • la réalisation d’un potentiel de ponte (est-ce que je mémorise positivement ou négativement ?),
  • la sélection entre plusieurs solutions pratiques (désolé, je ne peux pas faire tout ça à la fois...)
  • l’émission d’un potentiel vie-mort symbolique au-dessus d’une certain seuil d’adhésion (merde, ça y est, j’ai encore dit “con de bourgeois” !)

et plus tard dans des versions ultérieures,

  • Formation de méta-mèmes symboliques par regroupement (j’aime bien le jeu auquel on a joué pendant onze tours avec :-P Lulu et :-D Pitou, je veux rejouer au LuPi-11 ).

Cette question nous renvoie à la notion d’“embodiment”, centrale dans les sciences cognitives : la pensée est essentiellement physique et il n’y a plus lieu quand on l’étudie de près de distinguer le pensé du physique.

Dans notre cas, pour l’instant l’embodiment se fait dans le calculateur et non pas dans un cerveau qui serait modélisé virtuellement dans le programme !

Tu seras aussi intéressé par l’approche inverse : “incorporer” le calcul dans une communauté humaine !

Lis cet article passionnant (+ livre?) de Paul Dourish

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Terrain humain

Dans un premier temps, on peut caractériser chaque humain par

Des paramètres stables, comme par exemple son nom, et éventuellement, des constantes de son caractère comme sa sociabilité ou sa resistance aux influences.

Des paramètres évolutifs de plusieurs types :

- un vecteur de position dans l’espace {colonne, ligne}

- un vecteur d’entrée ou de perception (ce que l’on perçoit de soi ou de l’extérieur) qui n’est autre - dans le modèle Memsim - que le perçu modifié par le “potentiel vie-mort des solutions logiques”. En effet, les solutions logiques prennent naissance dans la perception en train de s’actualiser, en tenant compte de l’implication du percevant dans cette actualisation. (Suis-je clair, professeur ?). On y trouverait des composantes telles que :

  • Nombre de voisins
  • Etat de mes besoins
  • Etat de mes ressources
  • Mes gains aux N derniers tours
  • Nb de tours depuis mon dernier déplacement

- un vecteur de sortie ou d’action (ce que l’on fait, décide ou exprime) qui représente en réalité la liste des différentes formes de solution_logique que l’on souhaite modéliser. Ces formes constituent un aspect marquant du paramétrage avancé du simulateur (voir interface) puisque si les conditions d’émergence de ces solutions peuvent évoluer, en revanche leur “aspect extérieur” est limité par le modèle. On peut citer par exemple :

  • Je me déplace (+ direction de déplacement)
  • J’exprime une adhésion symbolique
  • Je paie le prix convenu
  • Je cesse de participer à une solution pratique
  • Je propose une solution pratique
  • etc.

- une fonction de transfert entre ces deux vecteurs, qui n’est autre que le mémotype logique de l’individu, sa “règle de vie” en quelque sorte. Elle établit au fil du temps la capitalisation de ce qui me fait passer de “ce que je perçois” à “ce que je fais”. (NB : un régal pour les amateurs de spirale dynamique !)

- deux tables d’adhésion qui représentent le mémotype symbolique et pratique résident dans cet individu.

  • la table d’adhésion symbolique donne une valeur (positive ou négative) d’engagement émotionnel pour des éléments considérés uniquement pour leur valeur symbolique, qui determineront en fonction de leur caractère plus ou moins partagé la solution_symbolique active dans l’espace de coperception,
  • la table d’adhésion pratique (ou table TV) indique des préférences pour les conditions de réalisation d’une solution_pratique instanciée dans l’espace de coperception.

Remarque de Pascal : j’ai tendance à rester sur une distinction entre ces deux tables, qui permettrait (peut-être ultérieurement) des subtilités de modélisation du genre :”j’adore le patinage artistique, mais je serais infoutu de chausser des patins”. Au regard du mémotype pratique, ma solution préférée reste “regarder” mais en aucun cas “patiner”. Mais, bon, ça se discute...

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Thème

Dans la Table TV, le Mème est défini comme un ensemble de Thèmes et de Variantes.

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Variante

Dans la Table TV, le Mème est défini comme un ensemble de Thèmes et de Variantes.

Dans ce cadre, une Variante est donc une possibilité pour un thème donné.

Par exemple, rouge est une variante pour le thème couleur.

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