Depuis 2002, je fais un travail de recherche et développement sur plusieurs services internet utilisant la mémétique comme base conceptuelle.
Ce travail m’a rapproché de la SFM. J’ai commencé par lire les échanges de sa liste de discussion, puis à participer activement. Enfin, j’en suis devenu membre en 2004.
Cette adhésion m’a ouvert la porte du Premier Séminaire de Mémétique Francophone, à Hossegor en 2004. Ce fût 3 jours très enrichissants, de travail et d’échanges intensifs entre méméticiens de la SFM.
C’est à partir de ce moment, que j’ai compris que j’étais fait pour la mémétique. Ce que j’avais fait, et ce que je voulais faire, c’était de la mémétique. Je ne savais pas comment, mais il me fallait devenir méméticien professionnel. C’était le seul moyen de fournir beaucoup de temps à M2, le mème des mèmes. La rentabilité d’une telle activité, semblait difficile, mais largement possible.
Lors de ce séminaire, j’ai été chargé du compte-rendu sur l’atelier de codage des formes.
⇒ Voir le compte-rendu
J’ai ensuite poursuivi les expériences, en organisant plusieurs Jeux mémétiques.
Ce qui m’a amené progressivement à un version plus représentative encore des lois et notions de l’évolution culturelle, que j’ai nommée Evomimit
Depuis décembre 2004, j’ai remplacé Mathieu qui travaillait avec Pascal Jouxtel, sur un simulateur mémétique. MemSim avance progressivement, en symbiose avec la construction d’une mémétique de plus en plus précise. Ce travail nous force en effet à travailler sur des définitions, des modèles, des représentations, et des mécanismes bien définis.
⇒ Voir MemSim
Depuis peu, j’écris régulièrement pour présenter le regard qu’un méméticien peut avoir sur le monde. A la fois exercice de style, et embryon de mémétique vulgarisée, c’est le Blog Regard méméticien
wisibilité : Le 15 décembre 2005, j’ai commencé à étudier la propagation de néologismes sur internet, dans le but d’attaquer la mémétique pratique, et de créer des outils et méthodes adaptés.
Il est bon, pour sa santé mentale, de distinguer la mémétique, de la méta-mémétique. La mémétique en tant que science de la culture, est peu à peu capable de travailler avec des théories scientifiques comme objet. L’étude de la propagation de la mutation “Le Soleil tourne autour de la Terre” → “la Terre tourne autour du Soleil” peut tout à fait être un sujet à la fois sérieux et intéressant.
Par contre, on notera qu’il est donc possible d’observer la mémétique avec ses propres outils. Ce qui nous fait monter nécessairement d’un niveau, on passe alors à de la méta-mémétique. Observer l’évolution des différentes définitions, usages, modèles, approches de la mémétique, c’est faire de la mémétique, avec la mémétique.
Je propose donc d’observer, dans une mémétique nombriliste et récursive, le mème des mèmes, j’ai nommé M²!
⇒ voir le blog Méta-mémétique